Parole du fondateur

Parole du créateur: M. CHAUDEMANCHE

 FICHE ANNEE DE NAISSANCE M. CHAUDEMANCHE« Ayant travaillé 17 ans en électroménager, j’étais un des premiers vendeurs de lave-vaisselle au magasin LE PRINTEMPS en 1966, j’avais 20 ans. Puis à partir de 1980, je me suis lancé dans la vente de biens d’équipements destinés aux boulangeries. D’abord VRP puis Directeur Commercial (j’ai participé à l’installation de 350 fours en boulangerie entre autres, sur l’Ile-de-France).

C’est à cette période, entre 1980 et 1985 que je me suis rendu compte qu’il y avait la possibilité de vendre des produits de boulangerie, viennoiserie et pâtisserie.

En 1986, moi Gérard et mon épouse Brigitte CHAUDEMANCHE nous étions des précurseurs en points chauds avec la première située boulevard Davout à PARIS 20ème. Ma femme est la véritable Responsable de notre succès. Au fil des années, nous nous sommes développé : Clichy, Paris 18ème, Paris 11ème, Paris 10ème, Paris 14ème, Saint-Denis, Pantin etc…

Ancienne façade qui a été transformée en 1er magasin Le Fournil de Paris - be Davoud à Paris

Ancienne façade qui a été transformée en 1er magasin Le Fournil de Paris – be Davoud à Paris

Tout le problème était avant tout de trouver un emplacement de tout premier ordre, de décider les vendeurs de fonds de commerce (je ne suis jamais passé par une agence) pour obtenir du bailleur l’autorisation pour notre activité (nuisances). Le plus important était de savoir qui décidait, dans le couple qui exploitait le fonds existant, qui nous intéressait), si c’était la petite amie du patron, le fonds n’était pas à vendre selon elle, elle perdait tout (j’en ai vu).

Après s’être mis d’accord avec les vendeurs, il fallait obtenir un nouveau bail en fixant le nouveau prix et contraintes, être menacés de plaintes à cause des odeurs, et pour certains fonds, nous avons mis dix ans avant que la vente ne se concrétise.

Puis le bouquet final : le concours de la Banque !

En 1987, nous étions donc des précurseurs dans les points chauds – toujours en création. Les banquiers ne croyaient pas du tout au projet ni à notre activité – je ne compte pas les premiers refus. Il nous est même arrivé de projeter de nous installer près d’une banque, à un emplacement TOP et que la banque (enfin les employés) nous dire que l’emplacement ne comptait pas, que seul le chiffre d’affaires du vendeur comptait – tout en sachant que ce n’était pas la même activité, et qu’ils ne comprenaient pas notre activité. Ils avaient en tête la boulangerie de mon grand-père (c’est vrai qu’il s’appelait MEUNIER !).

Ces banquiers mal informés et mal formés ne comprenaient rien au changement d’activité, ni aux mœurs et coutumes des clients du commerce de bouche.

Dès notre 5ème boutique, ces mêmes banquiers venaient nous faire des offres de services tout en ne voulant pas accepter les pièces de monnaie (si je les avais écoutés, j’aurai eu 2 tonnes de monnaie par an !)recompense_champagne_chaudemanche_gerard

Originaire de la Sarthe, après avoir été employé aux écritures à EDF Mamers 72, fils de paysan  (non diplômé), je suis venu travailler aux pièces chez CITROEN, J’avais  18 ans, je vivais dans un foyer CITROEN à Sarcelles Cochères, puis j’ai travaillé dans la vente porte à porte, en magasin, VRP, puis Agent Commercial… (ma maman m’a dit qu’une année, j’avais fait plus d’employeurs que de mois dans une année) J’avais envie de travailler, souvent avec un deuxième travail (aux halles à Paris ou le samedi et le dimanche matin, soit environ 70 heures par semaine).

Quel jeune originaire de province est prêt à s’investir dans ces proportions actuellement ?

Beaucoup de jeunes provinciaux venaient travailler en Ile-de-France dans les métiers de bouche, et je n’étais donc pas le seul. Mai 68 n’a rien arrangé, encore moins les 35 heures…

Le résultat actuel est le fruit d’une bonne coordination entre d’abord mon épouse et moi-même puis avec l’arrivée des enfants (2 fils, 1 fille et 2 belles-filles) sans qui rien n’aurait été aussi facile – surtout dans la gestion du personnel par mon épouse Brigitte.

Il est à signaler que tous les emplacements que nous avons eu et vendu, existent toujours dans la même activité…

Nous sommes aujourd’hui présents dans huit arrondissements de Paris et quatre communes de proche banlieue parisienne. »

GERARD CHAUDEMANCHE